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Nous avons déjà écrit de nombreux articles sur la TMCH :
* http://ip-talk.fr/blog/2013/10/28/la-tmch-attention-aux-multiples-propositions-commerciales/
* * http://ip-talk.fr/blog/2013/06/26/ouverture-prochaine-de-lextension-vin/
* http://ip-talk.fr/blog/2013/04/08/nouveaux-gtld-est-ce-que-la-tmch-est-pour-vous/

La question que nous nous posons aujourd’hui est de savoir si ces nouveaux Gtld présentent un intérêt spécifique pour un Réseau.

L’expérience nous montre qu’il existe 3 grands groupes de sociétés en ce qui concerne Internet :
a) Celles qui ont un site de e-commerce (et généralement sont présentes sur les réseaux sociaux voire font du m-commerce)
b) Celles qui ne délivrent pas leurs prestations sur Internet mais prennent des commandes via leur site web
c) Celles qui ont simplement un site vitrine de leur marque

Pour celles listées en a) et en b), le (bon) référencement est une question majeure puisque :

• Généralement ce site marchand est le premier magasin du réseau (souvent devant les magasins placés à des endroits stratégiques où le loyer commercial est parfois situé à des niveaux stratosphériques…). La protection du trafic du site web est donc essentiel.

• L’enjeu n’est pas de savoir si un internaute va trouver le site en tapant la marque sur un moteur de recherche (si ce n’est pas le cas, il faut alors consulter d’urgence… J) mais plutôt que le visiteur qui se pose une question dans le domaine d’activités de la Marque ne soit pas dirigé sur le site web d’un concurrent bien référencé au détriment du Réseau. Comment prévenir une telle situation ? La question posée par l’internaute va utiliser des mots du langage courant voire, et de plus en plus, exprimer une pensée, poser une question qui doivent donc avoir été anticipées par la Marque pour que le moteur de recherche soit amené à positionner tel site web en priorité de réponse.

• Cette logique de présence est basée généralement sur 3 pieds :

– Un site technologiquement construit pour avoir un bon taux de pénétration dans le web (une voiture avec un mauvais coefficient de pénétration dans l’air consommera plus d’essence pour avancer, un site web mal conçu – usage de technologie flash par exemple, absence de contenu vidéo, pas de réflexion sur les mots clef, etc. – devra compenser par l’achat d’Adwords sur Google).

– Une logique directrice pour que le site soit rattaché aux questions qui l’intéressent. Ceci suppose un encodage des pages, une bonne réflexion sur les mots et idées stratégiques (c’est à dire celles qui sont incontournables pour l’internaute qui a un besoin dans le domaine considéré), une intégration de ces mots clefs dans les métatags, etc.

Ces deux premiers points supposent (de plus en plus) de faire appel à des prestataires pointus et qualifiés.

– S’assurer que des concurrents n’essayent pas, par des moyens détournés ou simplement habiles, de prélever une partie du trafic pour le diriger chez eux. En clair, toute distraction d’un internaute est un client potentiel en moins. Le choix de noms de domaine malins peut faire partie de cette approche de protection du trafic dès lors que ceux-ci peuvent servir à le booster. On peut peut-être aussi parler de surveillance web et ND?

Dans cet ordre d’idées, les nouveaux Gtld peuvent être un puissant stimulant pour qui est intéressé par la question. Y voir un simple procédé de vente quasi forcée de noms de domaine semble réducteur et un brin courte vue.

L’on constate, en effet, que les moteurs de recherche vont fortement évoluer dans les prochains mois ainsi que nous l’avons relevé récemment :
• http://ip-talk.fr/blog/2013/10/22/pourquoi-chacun-doit-reflechir-a-sa-strategie-tmch/

En définitive, la question posée par ces nouvelles extensions est moins concentrée sur le thème « mamarque.nouvelleextension » (qui est une question purement juridique à ne pas négliger bien sûr d’autant que la réaction est toujours plus couteuse que la pro-action…) que par une réflexion stratégique sur ce qui pourrait être réservé en lien avec votre domaine d’activité (par vous ou par un de vos concurrents) sous la forme « nomgénérique.nouvelleextension » lorsque la nouvelle extension correspond, par exemple, à un positionnement marketing que vous recherchez (.luxe par exemple), un groupe de consommateurs cible (.kids), etc.

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